Nouvelles en bref

La semaine dernière, 76 personnes du Maine-et-Loire ont été intoxiquées par les vapeurs d’un pesticide, le métam-sodium. Suspecté d’être cancérigène et toxique de la reproduction de longue date, ce produit est théoriquement interdit dans l’Union européenne. Mais il bénéficie d’une dérogation dans de nombreux pays, dont la France, depuis 2011. Moyennant quoi, il continue d’être copieusement utilisé dans nos campagnes.

À la suite de ces intoxications, son usage est suspendu… jusqu’au 26 octobre 2018. Une suspension qui « pourrait être reconduite en fonction de la situation météorologique et des vérifications en cours auprès de la profession sur les conditions d’utilisation du produit ». Pour les pouvoirs publics, ce n’est ni la toxicité avérée du produit ni l’aberration de ces dérogations règlementaires sans fin qui posent problème. Non, c’est la « situation météorologique » et les « conditions d’utilisation ».


Quant à l’Agence de sécurité sanitaire, elle « réexamine actuellement les autorisations de mise sur le marché des produits contenant du métam-sodium », ces autorisations octroyées sur la base d’études souvent biaisées fournies par les industriels eux-mêmes (voir par exemple l’affaire des Monsanto Papers).

Il y a quelques semaines, le registre des malformations en Rhône Alpes (REMERA) a sonné à nouveau l’alerte concernant le nombre important de bébés nés sans bras ou sans main dans le département de l’Ain: 7 nouveau-nés entre 2009 et 2014 dans un rayon de 18 km, soit 58 fois plus que le nombre de cas attendus pour cette maladie rarissime. On soupçonne fortement des causes environnementales et les autorités de santé sont prévenues depuis 2014, mais aucun moyen conséquent n’a été mis en oeuvre pour trouver les causes de ces malformations congénitales.


Pour le scandale de la Dépakine, un médicament qui générait aussi des malformations congénitales et avait été dénoncé par l’ancêtre du REMERA dés 1982, il aura fallu attendre 33 ans pour que toute la lumière soit faite. On ne tire aucune leçon du passé.


Quand aux victimes du glyphosate et du round-up, le pesticide phare de Monsanto de longue date considéré comme « cancérogène probable », leur espoir que la multinationale rende enfin des comptes risque à nouveau la douche froide. Après que la France ait courageusement renoncé à inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi en mai dernier, c’est la condamnation de Monsanto à verser 289 millions de dollars à un agent d’entretien atteint de cancer en phase terminale qui vient d’être remise en question par une procédure d’appel.


Le 10 octobre dernier, la juge californienne chargée du dossier s’est dite favorable à un nouveau jugement et à la remise en question de l’indemnisation à la victime. Dès le lendemain matin, l’action en Bourse du groupe Bayer, propriétaire de Monsanto, grimpait de 6 %.

Prenez soin de vous

Arnaud Lerch,
Alternative Santé

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